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Extrait du corrigé : dont la maxime permet à l'arbitre de tout un chacun de coexister avec la liberté de tout autre suivant une loi universelle » (Métaphysique des moeurs, Doctrine du droit, trad. Philonenko). Ce principe énonce le critère absolu du juste et de l'injuste et représente, dans le domaine de la doctrine du droit, la véritable contrepartie de l'impératif catégorique de la doctrine de la vertu.Il n'y a donc pas, en théorie, de contradiction entre la morale et la politique. Toutes deux ont leur origine dans le pouvoir de la raison de faire de la représentation de la loi comme telle le principe déterminant de la volonté, indépendamment de tout autre mobile. Les contradictions viennent, dans la pratique, de ce que les hommes substituent au respect du droit le recours à des pratiques hypocrites et cyniques, faisant ainsi prévaloir la force. C'est la raison pour laquelle Kant affirme que la politique doit plier le genou devant le droit et qu'elle ne peut faire un pas avant d'avoir rendu hommage à la morale.Mais si les hommes peuvent légiférer, il est clair que les lois juridiques ne suffiront jamais à assurer l'hégémonie de la raison sur les passions. C'est donc un devoir moral de penser comme possible la fin de la politique, autrement dit, un état final de la réalisation de la vertu comme horizon asymptotique à l'histoire des sociétés.En effet, un État juridico-civil établit des lois extérieures qui sont toutes de contrainte.
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