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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : b) A l'inverse, on s'accorde généralement à penser que ce qui fait la spécificité de l'humain, c'est le fait que le vécu humain mette en jeu des significations, des intentions, des anticipations, des symboles et des valeurs. L'homme donne un sens à ses propres actes comme à ceux des autres. Il prête des intentions à ses semblables. Il se laisse guider par certains idéaux. En résumé, l'homme dispose d'une capacité à symboliser. Ainsi, dans le domaine des sciences humaines, on n'a pas affaire à des choses inertes, mais à des semblables, ce qui pousse l'observateur à voir en eux les signes d'autre chose, des aspects non matériels tels que des sentiments, des croyances, des intentions, des désirs, des attentes, des projets, des buts, des calculs, des valeurs, etc. Il y a alors un processus d'identification à l'objet d'étude. En effet, qui d'entre nous, croisant par exemple dans la rue un couple enlacé, ne comprend-il pas immédiatement la scène, n'est-il pas spontanément porté à y voir beaucoup plus qu'un agencement particulier de deux corps humains ? En revanche, personne ne songe aujourd'hui sérieusement à prêter par exemple aux gouttes de pluie, quand elles tombent du ciel, la moindre intention de tomber, le moindre projet à long terme. c) Une des difficultés propres aux sciences humaines repose donc en cela que l'objet étudié dans ces sciences est beaucoup plus complexe que dans les autres sciences.
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Les sciences humaines sont nées du projet d’appliquer à l’homme les modèles qui ont réussi dans les sciences de la nature. Mais elles se heurtent alors à cette spécificité qui est la leur : l’homme y est à la fois objet et sujet de sa recherche. Le modèle de la science expérimentale est alors mis en question et invite à se poser cette question : cet objet si singulier qu’est l’homme peut-il être soumis aux exigences de l’objectivité scientifique ? La connaissance de l’homme par l’homme n’est-elle pas nécessairement entachée de subjectivité ?
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