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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- désirer : Tendre vers un objet que l'on se représente comme source possible de satisfaction ou de plaisir.
Extrait du corrigé : Pourquoi ? Parce qu'un tel pouvoir rend possible un désir illimité, un désir affranchi de la question du désirable : le tyran est heureux, il fait tout ce qu'il veut, tout ce qui lui plaît. Ainsi, Socrate, va s'employer à débusquer le sophisme de Polos en montrant que désirer selon ce qui nous plaît et selon ce que l'on veut sont deux choses différentes : je peux vouloir une chose sans qu'elle me plaise, et inversement, je peux faire ce qui me plaît sans faire ce que je veux. Exple : le malade qui, pour recouvrer la santé, doit avaler une potion amère : celle-ci, bien que désagréable, n'en est pas moins bénéfique. Aussi, plaisir et bien ne coïncident pas nécessairement. A la lumière de la distinction socratique, il apparaît qu'il n'est pas naturel de tout désirer : si mon désir n'a pour seul but qu'un plaisir immédiat, il ne vise alors que « ce qui paraît être le meilleur » et non ce qui est réellement bon, ce qu'il me faut vouloir (c'est-à-dire ce qui convient naturellement à mon désir). Transition : - Mais s'il va de soi que seul le bien mérite d'être désiré, pourquoi peut-on lui préférer le plaisir ? Comment se fait-il que ce qui est naturellement désirable n'apparaissent pas comme tel aux yeux de tous ? (Socrate n'est-il pas excessivement idéaliste ?) - Difficulté : Pourquoi ne parvient-on pas à reléguer ces désirs vains au rang de simples penchants ou de basses inclinations?
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Le corrigé du sujet " Désirer est-ce naturel ? " a obtenu la note de : aucune note
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Remarque sur l’intitulé :
- La question semble paradoxale : se demander s’il est naturel de désirer revient à supposer que désirer n’aille pas de soi ; or le désir est un donné, et il désigne bien souvent un mouvement irrépressible.
- Cependant, on sait que tous nos désirs ne sont pas d’égale valeur : que je désire manger parce que j’ai faim ou que je désire cette paire de chaussure parce qu’elle me plaît, ou parce que je la trouve jolie, sont deux choses bien différentes.
- Finalement, le sujet invite à s’interroger sur le rapport que le désir entretient avec le besoin : seul ce dernier semble naturel.
Problématique : il semble évident que nous désirons des choses dont nous n’avons pas besoin. Cependant, il reste alors à déterminer comment un désir peut-il ne pas être naturel. Quelle est sa « nature » ? Comment distinguer, parmi nos désirs, ceux qui sont naturels de ceux qui ne le sont pas, et de quel droit (ou selon quel principe) opérer une telle discrimination ?
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