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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Ici, l'exemple est simple dans la mesure où le président a sans doute parfaitement conscience qu'il ne veut pas être là. Mais dans bon nombre de cas, quand ma langue fourche, je ne sais pas pourquoi, c'est-à-dire que j'ignore moi-même ce qui me pousse à dire tel mot plutôt qu'un autre. Or pour Freud le cas est exactement identique et s'interprète de même, comme le conflit entre deux désirs dont l'un est gênant et peut être ignoré par le sujet. Il n'y a pas d'actes innocents ou anodins. Tous sont révélateurs d'un affrontement en moi de deux forces. L'hypothèse Freudienne de l'inconscient revient à dire que bon nombre d'actes « normaux » (oubli, actes manqués, rêves), mais aussi « maladifs », pathologiques (névroses, psychoses, obsessions) s'expliquent en gros selon le même schéma. L'individu subirait un conflit psychique (dans son âme), conflit parfois extrêmement violent entre les normes conscientes (morales, esthétiques, sociales) et des désirs qui bousculent et négligent ces règles. Ce second groupe de désirs, le sujet les trouverait, s'il en avait conscience, tellement monstrueux, qu'ils ne peuvent parvenir à la conscience que sous une forme voilée, déformée, indirecte : le lapsus, le rêve, ou le symptôme maladif. Le symptôme est donc un compromis entre le désir inconscient et inavouable que je subis, et les normes conscientes et morales que j'accepte. « Le moi n'est pas maître dans sa propre maison » signifie que je n'ai pas conscience et que je ne maîtrise pas, ne contrôle pas une bonne part de ce qui se passe en moi-même, ce conflit, ce symptôme.
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[Peu importe qu’il s’agisse de Valéry qui ait énoncé cette idée (on ne demande pas à un élève de terminal de connaître un auteur qui n’est pas reconnu comme philosophe par les philosophes)]. Ce que l’on peut noter ici est que le rapport de la c a l’homme qui la détient (i.e. au psychisme, et peut-être au sujet) est pensé sur un mode politique : la c est à l’individu ce que la reine d’Angleterre est à son empire, elle a une fonction de représentation, mais en aucun cas, elle n’exerce le pouvoir exécutif. En elle semble résider tout le pouvoir – sa légitimité tout du moins [distinction essentielle sur laquelle peut s’articuler la réflexion : il est habile de l’évoquer presque incidemment dès l’intro]– mais elle n’a dans les faits aucun pouvoir : la décision appartient à une force sur laquelle elle n’a pas directement prise (dans l’analogie, le peuple qui élit ses représentants et qui lui délègue sa souveraineté). La réflexion va consister ici à tester la pertinence d’une telle analogie.
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