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Définitions des termes :
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
- vivre : Exister, être au monde.
- sans : A l'exclusion de, exprime l'absence.
- conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
- passé : Dimension du temps écoulé dans son irréductible irréversibilité. D'ordre biologique, pulsionnel, social, historique ou psychologique, le passé pèse sur l'homme dans le sens du déterminisme, mais, il structure aussi activement la personnalité sans laquelle la liberté serait impossible ou illusoire. La liberté qui peut d'ailleurs s'exercer à l'égard du passé lui-même, dans la mesure où le sens accordé au passé reste du choix de l'individu (cf. Sartre). Par sa nature même, la connaissance du passé humain reste, selon les cas, occultée, aléatoire, partielle, subjective, soumise au moment social; elle laisse ainsi souvent une marge d'indétermination propice aux illusions et à l'action de l'imaginaire.
Extrait du corrigé : Ce passé est en outre transformé et réinterprété par le sujet lui-même : des oublis, des corrections de jugements, de nouvelles versions le modifient sans cesse. Par ce travail sur la mémoire, notre identité se constitue car je suis avant tout défini par la succession des événements qui forment ma vie. Loin d'être résumée par une identité génétique, mon « moi » est avant tout une continuité temporelle.c) Nous pourrions aller plus loin, bien vivre exige aussi une cohérence existentielle entre les moments de ma vie, plutôt qu'une collection désordonnée d'événements sans liens entre eux. Mais à quelles conditions mon passé peut-il acquérir cette cohérence ? Une simple connaissance du passé suffit-elle ou bien faut-il la compléter par une connaissance de soi ? Remarquons en premier lieu que, naturellement, une existence doit être ordonnée par des principes supérieurs à la succession des événements provoqués par le hasard ou celle des désirs aléatoires et contradictoires.d) Quelle est la source de cette cohérence ? C'est une éthique (du grec èthos, comportement, genre de vie) qui doit fournir des principes existentiels : principes d'action raisonnables, de maîtrise de soi, de contrôle des émotions et des passions, mais aussi de perfectionnement de ses potentialités afin de devenir « celui que l'on est ». Bien vivre exige donc aussi la connaissance des mécanismes inconscients de notre comportement et des passions humaines.
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Le corrigé du sujet "L'homme pourrait-il vivre sans la conscience du passé ?" a obtenu la note de : aucune note
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