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Extrait du corrigé : Mais il ne s'agit plus d'une conscience instinctive et sentimentale, la conscience morale selon Kant n'est rien d'autre que la raison elle-même.1° LE FORMALISME DE KANTLe bien pour Kant n'est jamais un objet. Ni la santé, ni la richesse, ni l'intelligence ne sont indiscutablement des biens car tout dépend de l'usage bon ou mauvais que je déciderai d'en faire. Une seule chose est bonne inconditionnellement (toutes les consciences sincères l'accordent), c'est la bonne volonté, autrement dit l'intention morale. Voici deux commerçants qui ont établi un prix fixe, le même pour tout le monde si bien qu'un enfant achète chez eux à tout aussi bon compte que n'importe qui. Ces deux commerçants agissent identiquement. La matière de leur acte est la même. Mais la forme de l'acte peut différer. L'un d'eux par exemple n'agit conformément au devoir que par intérêt pour conserver une nombreuse clientèle. L'autre ne se contente pas d'agir conformément au devoir, il agit par pur respect pour la loi morale.
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La liberté est une valeur fondamentale que l’on pense communément chez l’Homme comme naturelle. En se prétendant libre, l’Homme chercherait à se distinguer des autres animaux, autrement dit, il ne serait pas déterminé par les lois de la nature et il serait libre de ses choix. Mais nous pourrions nous demander sur quoi nous nous appuyons pour justifier notre prétendue liberté, parce qu’en réalité, on peut entendre par « liberté » aussi bien une liberté totale, qu’une liberté partielle ou même une liberté universelle. Il convient donc de dire que la liberté est une notion et que son existence réelle est difficile à démontrer. Nous devons donc nous demander s’il est possible de prouver la liberté, c'est-à-dire d’en avoir la connaissance, de pouvoir l’expérimenter, auquel cas la liberté serait a posteriori, c'est-à-dire connue par l’expérience. Nous pourrons donc voir que la liberté peut être prouvée mais qu’à l’inverse elle peut être douteuse.
Qu'est-ce que prouver ? C'est user d'un raisonnement tenu pour valable, pour ramener une affirmation douteuse à une affirmation certaine. Est-il possible et légitime de prouver la liberté, conçue ici comme puissance métaphysique, pouvoir psychologique, etc. Bien davantage qu'elle ne se prouve, la liberté s'éprouve.
Nous avons tous le sentiment intérieur d'être libre de vouloir ou de ne pas vouloir, d'affirmer ou de nier, de choisir tel parti plutôt que tel autre. Les seuls obstacles à notre liberté nous paraissent extérieurs à nous-mêmes. Mais peut-on fonder la liberté sur un tel sentiment ? Comme le souligne Spinoza, notre croyance en notre liberté n'est que l'ignorance dans laquelle nous sommes des causes par lesquelles nous sommes déterminés. On ne peut, en effet, jamais connaître l'homme comme déterminé. Comme tout phénomène, les choix et les actes des hommes peuvent être insérés dans la chaîne de la causalité.
Supposons un homme qui a commis un crime. On trouvera toujours des raisons à ce crime: éducation, enfance malheureuse, mauvaises fréquentations, etc. Partant de là on dira que compte tenu de ces circonstances empiriques, cet homme ne pouvait que commettre cet acte. On ne peut donc prouver la liberté.
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