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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- sentiment : État affectif stable et durable lié à des représentations ou des émotions
- croyance : Pour Kant, elle peut désigner l'opinion ("croyance qui a conscience d'être insuffisante aussi bien subjectivement qu'objectivement"), la foi ("si la croyance n'est que subjectivement suffisante, et si elle est en même temps tenue pour objectivement insuffisante, elle s'appelle foi"), et la science ("croyance suffisante aussi bien subjectivement qu'objectivement").
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
Extrait du corrigé : Selon Heidegger, penser le monde qui nous entoure en cherchant une explication nous oblige à nous référer en dernier lieu à un être qui aurait tout contenu à l'origine. La morale, pour Kant, requiert pour être crédible la punition des vicieux et la récompense des vertueux, et donc l'existence d'un juge ayant tout pouvoir, dans ce monde comme dans celui après la mort. Le sentiment religieux semble donc, pour ces philosophes comme pour beaucoup d'autres, être un sentiment qui transcende notre rapport à autrui et au monde visible, pour toucher à un mode de signification absolu, porté par un être éternel, infini et omnipotent. 2) Le sentiment religieux est avant tout un rapport moral à autrui Lévinas : "La parole est prière, le lien à autrui est religion". On dit souvent que "religion" vient de "religare", relier. A notre époque, nous ne pouvons plus croire en Dieu avec la même naïveté qu'avant les Lumières, qu'avant Nietzsche et son "Dieu est mort". Les progrès de la science nous persuadent que Dieu n'est pas une personne qui vit dans le ciel et tire les ficelles, mais plutôt une abstraction, une image pour symboliser un lien sacré entre les êtres humains. De fait, de nombreuses personnes doutent de l'existence de Dieu, mais pourtant ne remettent pas du tout en cause leurs principes moraux de générosité, de respect, leur sentiment d'appartenir à un même lot et d'être investies d'un devoir éthique envers le reste de l'humanité. Pour Lévinas, "Dieu est l'absolument absent", mais ça n'empêche pas le philosophe de considérer le rapport à autrui comme sacré, comme la trace d'une véritable transcendance, et donc de voir possible une "religion sans croyance en l'existence de Dieu". 3) La transcendance suppose l'existence d'une réalité séparée et supérieure Platon, phédon : L'âme est de nature divine parce qu'elle est de la nature des idées qui elles sont éternelles.
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Le corrigé du sujet "Le sentiment religieux implique-t-il la croyance en un être divin ?" a obtenu la note de : 









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