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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : La philosophie est en effet ce mouvement par lequel je m'élève de l'opinion à la connaissance. Ce mouvement est celui-là même par lequel je dépasse le singulier pour accéder à l'universel: le temps est en effet l'élément de la singularité, tout événement est singulier. Etre de son temps, «à la mode», c'est rester dans la particularité d'où nous fait sortir la philosophie. Le philosophe s'arrache aux contingences de son existence dans le temps pour découvrir l'universel. L'universel n'est en effet d'aucun temps. Si philosopher, c'est, depuis Socrate, apprendre à mourir, la philosophie nous permet de découvrir l'essence de notre âme : notre vie temporelle nous masque notre destination, l'éternel. Le corps est le tombeau de l'âme (Cratyle) La théorie de la réminiscence stipule que c'est en s'incarnant dans le corps que l'âme oublie la connaissance des idées acquise dans un autre monde. C'est donc en se délivrant du corps que l'âme retrouvera pleinement son pouvoir de connaissance. Ce mépris classique du corps sera interprété par Nietzsche comme un mépris de la vie.Plus généralement, la philosophie est accès à l'intelligible et donc refus du sensible.
Corrigé de 2766 mots (soit 4 pages) directement accessible
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Le philosophe est l’homme qui devrait interpréter le monde et son histoire avec le plus de véracité et démonstration. On se fie à lui pour trouver ou retrouver le sens à donner à sa vie.
Or un autre cliché perdure : Rembrandt illustre le philosophe en méditation de façon retranchée, voire recluse, dans le fond obscur de son habitat : il vit comme un solitaire qui ne fréquente pas le peuple, qui vit dans un monde parallèle, en temps et en espace.
Le philosophe peut-il être alors un homme de son temps, le plus avisé de sa génération ? Partage-t-il seulement les « vérités » de son temps, de sa société ? Partage-t-il le même sens collectif de l’existence humaine, celui de son époque, moment de l’histoire absolue ?
Quelque soit l’époque, le philosophe aborde toujours les problèmes essentiels et existentiels que l’homme peut se poser : il n’appartient pas à une époque particulière. Or, il a aussi pour devoir de comprendre la réalité des siens, s’il recherche toutes vérités. Ainsi, le philosophe doit-il dédaigner la réalité particulière de son temps ? Le philosophe est le fils d’une culture en fonction d’un lieu bien donné. Cependant, la vérité dont il est garant n’est pas fréquemment comprise par ses contemporains, Socrate en ayant fait les frais, par exemple. Le philosophe n’entend-il pas les choses de manière spécifique ? Son recul ne permet-il pas au contraire de mieux comprendre les choses et les conditions de vie des hommes ?
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