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Extrait du corrigé : ADIMANTE - Mais de quels désirs parles-tu ? SOCRATE - De ceux, répondis-je, qui s'éveillent pendant le sommeil, lorsque repose cette partie de l'âme qui est raisonnable, douce, et faite pour commander à l'autre, et que la partie bestiale et sauvage, gorgée de nourriture ou de vin, tressaille, et après avoir secoué le sommeil, part en quête de satisfactions à donner à ses appétits. Tu sais qu'en pareil cas elle ose tout, comme si elle était délivrée et affranchie de toute honte et de toute prudence. Elle ne craint point d'essayer, en imagination, de s'unir à sa mère, ou à qui que ce soit, homme, dieu ou bête, de se souiller de n'importe quel meurtre, et de ne s'abstenir d'aucune sorte de nourriture ; en un mot, il n'est point de folie, point d'impudence dont elle ne soit capable. ADIMANTE -Tu dis très vrai. » III. Désirer et vouloir sont des actions similaires, mais se rapportant à des degrés divers de la réalité Mais le choix d'une telle position faisant combattre la volonté contre le désir présente l'inconvénient de refuser toute efficace positive au désir. C'est contre une telle position que réagit Spinoza en proposant une classification du désir et de la volonté qui lui permet de prendre au sérieux les deux actions en les comprenant comme deux niveaux d'une même réalité. Cette position permet de ne pas faire l'économie de la réalité de l'efficace positive du désir dans les actions humaines, tout en célébrant la force de la volonté. Alors, désir et volonté sont finalement différenciés mais pas opposés.
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régimes recevables différence toujours opinions désirer différences possible mort connaître toute faire argumenter exister entre autrui l'art établir autrement pouvons-nous meilleur être technique qu'à nous-mêmes travail admettre divertissement science prouver renoncer quelles démocratie penser vouloir démontrer objectivité partir
Désirer et vouloir sont apparemment des termes assez proches, tous deux désignent l’action de tendre vers une chose. Il faut ici tirer une leçon philosophique de ce qui, malgré tout, les distingue. A première vue, le désir se rapporte à une impulsion non rationalisée vers une chose, alors que la volonté suppose un travail de l’intellect, une construction mentale relative à la chose vers laquelle on tend. Cette différence du rôle de l’intellect suffit-elle à distinguer le désir et la volonté dans leurs essences mêmes ? Existe-t-il une hiérarchie entre ces deux tendances ? C’est l’enjeu du sujet.
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